Loi de finances : stop aux subventions massives pour les filières d’énergie intermittente !

J’ai défendu en séance un amendement sur le projet de loi de finances pour mettre fin à tout nouveau soutien public aux filières éolienne et photovoltaïque, afin de garantir une utilisation rigoureuse et pertinente de l’argent public.

Si cet amendement (déposé également par ma collègue sénatrice de l’Eure Kristina Pluchet), n’a pas été voté, il a toutefois permis d’ouvrir un débat sur des questions majeures dont le Parlement a été dessaisi, le gouvernement préférant procéder par décret pour décider de notre avenir énergétique !

Or, dans le contexte actuel de forte contrainte budgétaire, continuer à subventionner des filières matures, importées à plus de 90 %, et qui n’ont aucun effet structurant sur notre industrie nationale, est injustifiable. La France a déjà versé 53 milliards d’euros pour les soutenir, et si nous poursuivons dans cette voie, ces financements devront au minimum doubler d’ici 2050.

Il est donc urgent de mettre fin à des investissements massifs et inutiles dans des énergies dont nous n’avons pas besoin, et qui n’ont aucun effet bénéfique pour le climat, puisque la France produit déjà une électricité très largement décarbonée. Outre les atteintes aux paysages causés par l’éolien terrestre, notre façade maritime est également menacée par le développement de parcs éoliens offshore excessivement proches du littoral.

Enfin, la multiplication des énergies renouvelables intermittentes et non pilotables engendre des coûts indirects importants pour le système électriques. Ces investissements seront autrement plus utiles et productifs si nous les recentrons vers les parcs nucléaire et la filière hydraulique, qui est l’énergie la plus propre et renouvelable de toutes.